A l’affût !

Mes premières tentatives s’étaient soldées par un échec.

Dompter la bête n’était pas chose aisée.

Je croyais que, forte de mon expérience, j’allais réussir à canaliser le fauve. Hérésie !

Il était malin comme un singe et rapide comme une gazelle.

Il fallait donc la jouer très finement et détourner son attention quelques instants, le temps pour moi de cacher l’arme dans la poche du gilet.

La vue de cette arme le mettait dans un état indéfinissable. Il devenait comme « habité » et se lançait dans une sorte de danse bizarre et équivoque qui me laissait perplexe.

A mon grand étonnement, cette première partie du plan fût réalisée assez facilement. Je peux dire que j’étais fière d’avoir trouvé un subterfuge simple mais grandement efficace.

Le plus difficile restait à accomplir. Je me tenais maintenant debout devant lui, prête à l’affronter.

J’avais réduit son rayon d’action réduisant ainsi toutes les possibilités de fuite.

Maintenant la bête s’était assise à quelques pas de moi et quand son regard perçant rencontra le mien, je compris que le duel psychologique venait de commencer.

Elle se doutait que quelque chose n’était pas normal mais j’étais déterminée et je n’avais pas peur.

Peut être que le fauve envisageait, imaginait les opportunités de fuite ou analysait les probabilités de réussite en effectuant un saut de gazelle, une attaque de front, une intimidation en laissant sa voix roque envahir l’espace ou simplement une reddition je ne sais pas mais pas un poil ne bougeait.

Je me sentais évidemment observée et cela aurait pu me créer quelques frayeurs si je n’avais pas, à cet instant précis, la complète connaissance de mes aptitudes.

Malgré tout, j’espérais sincèrement qu’il choisisse la reddition parce que mes muscles tendus à l’extrême commençaient à me faire souffrir.

Et puis subitement, il détourna le regard et je profitais de ce moment d’inattention pour effectuer une percée. Je bondis et je l’attrapais par le cou tout en m’écriant «  je t’ai eu ! je t’ai eu ! ».

Le fauve accepta la défaite, se coucha en me lançant un regard implorant.

Je n’eus aucune pitié et je pus alors sortir l’arme…. Le spray auriculaire !

Grâce à toi

 

Il y a des jours comme ça

ou le mal se réveille,

Il y a des jours comme ça

ou la maladie s’en mêle,

quand chaque pas est brûlant

et chaque geste inconvenant.

Mais aujourd’hui tu es là,

tu m’épies, me surveilles,

tu sembles sûr de toi,

mon beaglou, ma merveille.

Et puis tu prends un jouet,

le déposes près de moi, dans mes mains,

ou du moins au plus près.

Et ton regard noisette plonge alors dans le mien,

tu sembles me dire : « Joue avec moi,

ne te morfond pas, ose et lève toi ! »

Alors je me lève et j’enfile mes chaussures,

je met ton harnais et attache ta longe,

je regarde ta joie, tu as gagné, c’est sûr,

je sens alors mes pas, doucement, qui s’allongent

je sens la douleur s’évanouir et le gris disparaître,

ton amour est puissant et ton pouvoir immense.

Grâce à toi, chaque jour enfin, j’ose et puis j’avance,

Grâce à toi, chaque jour j’ai l’impression de renaître.

Un an .

 

Un an que tu es arrivé.

Douze mois que nous prenions la route pour aller te chercher.

Nous ne t’avions vu qu’une seule fois, tu avais trois semaines. Tu avais grandi à travers les photos que la propriétaire nous faisait parvenir.

Toi, avec tes sœurs et ton frère, toi bouffant les oreilles de ta maman et toi encore, en train d’apprendre qu’on ne mordille pas impunément pas les oreilles d’une maman beaglou.

Étant les premiers à se manifester, nous t’avions choisi par instinct, par coup de cœur.

Petit boule de poils fripée entre mes mains, tu t’étais blotti dans mon cou et tu avais soupiré.

Ce jour là, la route m’avait semblé interminable, j’avais hâte, tellement hâte.

Puis la maison, enfin. Le portail était ouvert. Nous nous sommes garés dans l’allée.

C’est là que j’ai vu un bébé beaglou en train de jouer dans l’herbe avec le petit garçon de la maison.

C’était toi, je t’avais reconnu, toi, mon Murphy avec le M sur ton crâne formé par ton pelage blanc.

Le petit garçon profitait des derniers instants en ta compagnie, lui, qui avait passé les deux derniers mois à cajoler une meute de petits diablotins, avait bien du mal à te laisser partir.

Depuis ta naissance, tu n’as reçu que de l’amour et des câlins, alors mon Murphy, que la vie te préserve de rencontrer des humains mal intentionnés et que tu vives avec cette certitude que tous les hommes sont bons et gentils.

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Comme un espion …

Lors de promenades quotidiennes dans le village, on finit par rencontrer souvent les mêmes personnes et les mêmes chiens.

Je ne vous explique pas le parcours que Murphy et moi effectuons, vous savez qu’il existe des passages compliqués pour le beaglou ( voir « Le passage de la honte » ) et sincèrement je me demande toujours pourquoi un simple mur de briques le terrorise ainsi.

Bref, nous l’évitons toujours.

Donc, au gré de nos promenades, il m’arrive de répondre à quelques signes de la main, il m’arrive de sourire bêtement à un «  Alors on promène toujours son toutou », d’avoir un rictus méchant à une réflexion sarcastique comme « Faites gaffe mon chien ne supporte pas les autres mâles, il pourrait le bouffer », de ne pas sourire du tout à un regard qui veut dire «  Ton clébard n’a pas intérêt à venir pisser sur mon mur » mais aussi de sourire gentiment à un «  Regarde Médor, c’est ton copain » ( Médor est un nom d’emprunt , je veille à la confidentialité des intervenants ).

Murphy, faisant partie de ces êtres vivants qui pense que tout humain est potentiellement amical, veut saluer tout personne passant près de lui.

C’est ainsi qu’il a fait la connaissance des employés de la municipalité qui, je dois bien l’avouer, sont les personnes que l’on rencontre le plus souvent.

Ils l’ont vu grandir, et Murphy va les saluer parce qu’il sait que certains lui font des caresses.

Je me dis que c’est quand même cool de savoir que des personnes le connaissent suffisamment pour savoir ou il habite et pouvoir le ramener ou m’appeler si par malheur il prenait à mon beaglou une envie de folâtrer seul dans le village.

Seulement, y’a un hic dans tout ça, je ne suis pas certaine qu’ils sachent le nom de baptême du beaglou ( pour l’appeler c’est quand même plus pratique de le savoir ) puisqu’ils disent quand ils le voient arriver : « Tiens v’là tiot foufou ! » ( traduction pour les non-initiés au patois du nord de la France : Voilà le petit chien tout fou )

Ce surnom serait-il dû au caractère jovial de mon Murphy ?

Alors pour qu’il reconnaisse son nom en toute circonstance, j’ai décidé de rebaptiser Murphy chaque jour et faire une sorte de roulement.

Tel un espion il aura alors une multitude d’identités.

Désormais, Murphy sera Titi, alias Bob, alias Toutou, alias Tiot foufou, sans oublier celui qui fonctionne à coup sûr …Viens chercher un gâteau !

Confidences d’un chien aux humains.

Certains humains me veulent comme dans les films, que je sois capable de réflexion et d’anticipation.

Certains me veulent comme dans leurs rêves, doué, intelligent, protecteur.

Certains me veulent comme ils ont décidé, calme, patient, obéissant.

Certains me veulent sur un coup de tête, et puis d’autres ne me veulent pas vraiment et m’abandonnent parce que je deviens un fardeau, un problème.

Mais moi, que suis-je dans tout ça, un numéro, une bête, un échec ou un rêve impossible ?

Et pourtant je ne suis qu’un chien , une être vivant, avec ma propre sensibilité, mon propre caractère, mes propres aptitudes.

Un chien avec cet engouement de la vie qui me donne le pouvoir de pardonner et d’aimer encore et encore.

Dans le règne animal, je suis un prédateur, vivant en meute, avec ses codes, son langage.

Apprenez mes codes, mon langage pour que j’apprenne les vôtres, aimez ce que je suis et pas ce que je pourrais être.

Et vous verrez, l’amour, la fidélité, vous verrez le bonheur de partager ma vie, je deviendrai un compagnon, un confident, un prolongement de vous même qui vous donnera tout ce qu’il a, tout ce qu’il est sans espoir ni volonté d’en retirer plus que ce que vous pouvez lui donner.

Alors, aimez moi comme je suis parce que moi, je vous aime comme vous êtes!

Chapitre 4/4 de l’histoire sans titre.

Môman m’a dit d’annoncer le dernier chapitre alors … je me lance Pfffff;
 » Voici enfin arrivé le temps du dernier chapitre  »
Grosses léchouilles à toutes et à tous.

 

Chapitre 4 : Eurêka ! Enfin presque…

A vrai dire, ça faisait un petit moment qu’on y pensait mais on reculait toujours la phase fatidique espérant que sa lubie de déguster terre, racine et herbe lui passerait.

Dans notre volonté de résoudre le problème, on avait même pensé à lui offrir des cours à domicile. La difficulté fut de trouver la personne qui serait apte à expliquer à un toutou que les petites dents de devant ne servent pas à brouter…. Je vous le dis, pas évident.

Alors, ce qui devait être fait … fut !

On a acheté du grillage et clôturé la terrasse. Il y a même un petit portillon ( qui ferme à clé… hé hé pas folle la guêpe) qu’on ouvre régulièrement pour lui laisser la pelouse pour ses besoins.

Quand le beau temps arrivera, on pourra ainsi laisser les portes ouvertes, mon Murphy pourra prendre l’air et je pourrai en toute tranquillité le laisser à l’extérieur sans craintes d’une overdose de pelouse.

Et puis d’ici quelques mois ( ou quelques années), quand il sera enfin devenu un chien adulte et responsable, on pourra retirer ce fameux grillage.

Vous allez me dire pourtant dans le titre il y a «  enfin presque » …. comment vous dire, donc là le grillage est installé, Murphy a découvert à ses dépens que ce dispositif était solide, qu’il résistait à des molaires et aux assauts d’un beaglou distrait durant son quart d’heure de folie de course poursuite avec son ombre.

Donc Murphy sait qu’il y a un grillage, qu’il ne peut ni le manger , ni passer à travers sauf qu’il y a un sacré hic !

Ne trouvant plus d’attraits pour une terrasse en béton sans accès à son péché mignon et ce malgré la dépose d’un millier de jouet et d’un tapis d’extérieur, il refuse d’y rester seul et rentre systématiquement quand on est pas avec lui… puisque qu’il sait ouvrir les portes …. mais ne sait pas les refermer.

Je vous le dis…. Vivement l’été et les portes ouvertes !

Épilogue :

– Dis Môman, t’es certaine qu’ils ne vont pas de moquer de moi ?

– Murphy, je ne t’avais pas demandé d’arrêter de parler ?

– Mais Môman, c’est pas moi c’est toi qui..

– Ah oui zut, alors tant qu’on y est, tu voulais ajouter quelque chose ?

– Je me disais, je grandis et peut-être qu’un jour je serai sage et tu n’auras plus rien à raconter, alors pourquoi tu ne racontes pas les péripéties de ma grande sœur disparue ?

– Pour une fois Murphy, c’est réellement une idée lumineuse !

– Si tu leur demandais ?

– Je te laisse le mot de la fin mon Titi.

– Ok alors … Chers copains et chères copines, ça vous tente que Môman vous raconte les histoires de Ralphie ma grande sœur beaglou disparue ? J’ai eu ouïe dire qu’elle en fait de belles, elle aussi. Alors vous voulez bien ?

Chapitre 3/4 de l’histoire sans titre.

Môman dit que j’ai l’air d’un chinois que je réfléchis. Effectivement, c’est fort possible, mais je me demande… je me cache ou je ne me cache pas parce que là, voilà le chapitre 3 !

Chapitre 3 : Aux grands maux les grands remèdes.

Malgré son premier anniversaire approchant, nous ne pouvions, sans surveillance, laisser le Murphy folâtrer seul dans l’herbe sous peine de nuits blanches à ramasser du vomi et d’inquiétudes à l’état futur de son tube digestif.

Pour qu’il n’y ait pas de malentendus et que vous vous dites, c’est pas grave c’est juste un peu de vomi, j’ai eu droit au sopalin aussi en pleine nuit.

Et je vous dis que de me retrouver à 4h du mat en petite tenue dans le jardin à regarder mon chien ( le téléphone, en fonction torche, à la main) tenter désespérément de sortir une tite crotte, ce n’est pas le genre de vie nocturne que j’apprécie spécialement !

Et puis je ne sais pas vous, mais moi, quand j’entends mon chien pleurer et gratter à la porte pour sortir, je prends le premier truc que j’ai sous la main pour mettre sur mes épaules…et donc j’ai les épaules au chaud mais les fesses à l’air.

Alors malgré le bas de votre corps frigorifié, vous passez à l’offensive et allez chercher l’intrus dans le rectum de votre canidé ( j’avoue, j’aurai pu le formuler autrement mais je voulais la jouer scientifique) afin de pouvoir peut-être bien terminer votre nuit.

Donc pour m’éviter de genre de déconvenues, et comme c’est toujours moi qui m’y colle, et on se demande bien pourquoi, j’avais opté pour plus de promenades.

Murphy était ravi ( tu m’étonnes), il disposait du jardin uniquement pour ses besoins matinaux et besoins du soir.

Bien évidemment l’histoire pourrait s’achever ainsi mais c’était sans compter sur la filouterie du beaglou qui avait découvert qu’avec sa papatte il arrivait aisément à ouvrir la porte et se rendre directement vers son paradis vert.

C’est ainsi que je le retrouvais sans aucun complexe à manger son plat favori, alors que je le croyais tranquillement installé dans son panier.

C’est ainsi qu’il a fallu donner systématiquement un tour de clé à la porte donnant sur le jardin.

Ça a l’air anodin comme ça mais quand ça fait vingt ans que la porte n’est pas fermée à clé quand vous êtes chez vous et que vous partez confiant pratiquer une activité ( les poubelles , le linge etc) les bras bien chargés, que vous vous apprêtez à ouvrir la porte avec l’auriculaire et que vous réalisez…. Que zut et re zut j’avais oublié que c’était fermé à clé et qu’il faut tout poser afin de pouvoir, sans entraves, ouvrir cette maudite porte qui est CENSÉE ÊTRE OUVERTE… Désolée je m’emporte , enfin bref, des fois ça vous fait sortir de vos gonds.

Et puis un jour, lors d’une discussion avec le Pôpa de la bête, nous nous sommes posés la question :

«  Les beaux jours vont arriver, on ne va pas rester enfermés dans la maison sous prétexte qu’un beaglou n’a toujours pas assimilé le fait, pourtant évident, qu’il n’était pas un ruminant, alors zut, flûte , crotte, que faire ? ».

Je crois qu’on a trouvé la solution dans l’ultime chapitre…la semaine prochaine.

Chapitre 2/4 de l’histoire sans titre.

– Non Môman, je ne l’annoncerai pas, tu vois pas que je me cache ?
– Pourquoi ?
– Je viens de lire le chapitre 2..
– Hé c’est ton histoire alors tu l’annonces ou pas ?
– Pfff. Mesdames et Messieurs, Copains et Copines ….voici le Chapitre 2 de l’histoire qui n’a PAS DE TITRE !
– Oh ça va mon titi, personne n’est parfait !
– A qui le dis tu !

 

Chapitre 2 : Après réflexion, mon véto n’avait pas donné de date précise.

Murphy grandissait. Il avait fait la rencontre de sa voisine, avait commencé les promenades dans le village, avait bien noté que le fauteuil de Pôpa était hyper douillet et le canapé c’était pas mal non plus, mais avait, à mon grand désespoir, un besoin presque viscéral de brouter l’herbe.

Je me suis même demandé si dans son patrimoine génétique il n’y aurait pas eu une chèvre parce que franchement fallait le voir sauter comme un cabri et brouter, ça avait de quoi vous laisser perplexe !

Bien évidemment il ne restait jamais très longtemps seul dans le jardin, puisque après l’herbe il s’était pris d’amitié pour les framboisiers, dont il en coupait les branches au ras du sol ( paix à leurs âmes).

L’automne finissait sa course et l’hiver arrivait mais Murphy broutait toujours.

Il s’était, entre deux broutages en règle, essayé au jardinage de l’extrême et à la construction d’un passage souterrain ( voir Le Jardinier de l’extrême et Roméo et Juliette, histoires précédemment contées) mais revenait avec un plaisir malsain à la dégustation de la pelouse.

Il avait eu forcement d’autres problèmes intestinaux parce que malgré une étroite surveillance il arrivait à ingurgiter des tas d’herbes diverses.

Dans les bons jours il vomissait, surtout quand il avalait un peu trop de terre en même temps.

Dans les mauvais jours… bon je parle uniquement pour moi, oui oui vous allez comprendre.

Voilà voilà…. si il ne vomissait pas, si ça ne sortait pas d’un coté fallait que ça sorte de l’autre, donc les mauvais jours j’aidais mon beaglou à sortir la masse d’herbes et de branches qu’il avait réussi à avaler.

Mon pauv’titi essayant de faire sa crotte, me regardant et m’implorant…

C’est comme ça que me retrouvais à quatre pattes un sopalin à la main à aider le vilain toutou à évacuer cet agglomérat de beurk.

Le beaglou tout content et soulagé après mon intervention me regardait avec amour … tout en bouffant le premier brin d’herbe trouvé.

Certains se posent peut-être la question et j’y réponds immédiatement, hélas oui des fois, lors de promenades il est arrivé que j’oublie de prendre des mouchoirs en papier et que j’en aurai eu fortement besoin….

Alors la question revenait chaque fois : Quand le cortex cérébral et les petits neurones de Murphy arriveront-ils à faire la liaison de brouter = bobo au ventre ?

Qu’allons nous faire en attendant ?

Chapitre 1/4 de l’histoire sans titre.

– Môman, ne me dis pas que tu vas raconter ça ?

– Pourquoi ?

– Ils vont se moquer de moi.

– En fait mon Murphy je crois que c’était surtout de moi qu’ils vont se moquer, en ce qui te concerne je crois qu’ils vont être étonnés de ta facilité à me faire tourner en bourrique !

– Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles… Mais dis moi si tu racontes l’histoire du grillage, il va falloir que tu reprennes dés le début pour que les gens comprennent.

– C’est prévu mon titi. Je voulais juste te demander d’arrêter de me parler comme ça, un chien n’est pas sensé tenir une conversation.

– Heu Môman, je ne parle pas c’est toi qui…

– Merde c’est vrai, ils vont vraiment me prendre pour une folle.

– Je crois que c’est déjà fait !

– Effronté ! Pour la peine je te coupe la parole !

– Ahaha très drôle, alors tu la racontes ton histoire ?

– Allons-y !

Chapitre 1 : Là où tout a commencé.

Murphy est arrivé un dimanche d’avril 2016. Petite boule de poils, pas bien fier encore sur ses 4 pattes.

Il découvrait son nouveau territoire. La maison d’abord, puis le petit jardin.

Du haut de sa petite taille, ce jardin devait lui sembler immense. En réalité il est composé d’une terrasse de 50 m² et d’une pelouse de 150 m² environ. Je ne compte pas la partie framboisier, le parterre de fleurs et les quelques rosiers.

Il adorait se cacher derrière le grand bac dans lequel poussent des herbes aromatiques et s’était confectionné un tunnel dans les framboisiers.

Dans les premiers temps, il s’éclatait. Et puis comme ça, un jour, il a décidé de goûter le reste de pelouse fraîchement tondue. De quelques brins, il est passé au festin donc ce qui devait arriver, arriva.

Vomissements, perte d’appétit, direction véto !

Traitement de choc pour la petite boule et interdiction de manger de la pelouse.

Conseil du véto : Expliquer à Murphy qu’il n’est pas une vache, qu’il est donc raisonnable d’arrêter de brouter et que de toute façon il n’est pas né dans la bonne classification des espèces pour digérer de l’herbe.

Me voici donc, les yeux dans les yeux avec le bébé canidé ignorant sa place dans le règne animal, en train de lui expliquer que brouter, c’est bizarre pour un beaglou et qu’en plus ça fait mal au petit bidon !

Évidemment il n’a pas été pas du tout d’accord avec moi et recommençait sans cesse, si bien qu’il devait trottiner dans le jardin sous étroite surveillance.

Mon véto adoré m’avait dit «  ne vous inquiétez pas ça lui passera »….