RALPHIE’S STORY . Chapitre 13 : Et pour finir …

Chapitre 13 : Et pour finir …

J’avais l’idée d’écrire une petite histoire.

J’avais l’idée de noter consciencieusement le nom des toutous disparus qu’on me transmettrait et de les inclure dans l’histoire.

J’avais l’idée mais…

Devant vos innombrables commentaires poignants, émouvants, déchirants de sincérité et d’amour, je me suis retrouvée à verser toutes les larmes de mon corps en vous lisant.

Je ne m’attendais pas à être autant submergée par l’émotion.

Malgré tout j’ai noté le nom de ces toutous disparus, j’espère n’en avoir oublié aucun, si c’est le cas je vous demande pardon.

J’ai écrit ce qui suit la gorge nouée et les neurones reniflant.

Et puis je me suis souvenue qu’un jour j’avais écrit un poème que j’avais fait « récité » par Murphy.

Je trouve qu’il a parfaitement sa place aujourd’hui alors je me suis permis de l’ajouter à la fin.

A tous les anges endormis,

je leur dis « Pardonnez moi »,

je n’ai pas su, j’ai failli,

je n’ai pas trouvé cette fois,

les mots qui expriment parfaitement

tout ce que je ressens.

A tous les anges qui sont partis,

je vous envoie tout mon amour,

qu’il ne fasse aucun détour,

qu’il file vers vous au paradis.

A tous nos anges endormis,

recevez notre amour infini,

une place au chaud dans nos cœurs,

et une éternité de bonheur.

Pour JULES, OCEANE, BOUNTY, TOBY, PAPPY, BLACK, VALENTINE, MIMIE, YOUYOU, TINA, BELLE, SAHRA, POUPETTE, ELTON, TARA, NUSTY, CHARLY, TATOO, NETTY, EYKA, JESSY, BISCUIT dit BIBI, SPOT, RALPHIE, NIKI, HUBBLE, KODA, JULIUS, TARIM et tous les autres qui avez rendu notre monde meilleur, je vous dédis aujourd’hui cette page.

Poème de Murphy

Je sais qu’il existe un endroit,

je ne sais pas ou il se trouve ni comment y aller,

mais je sais qu’il est là, bien là,

et que chaque copain disparu y a été appelé.

Vous, les humains, le nommez Ciel ou Paradis,

et que c’est là ou l’on va quand tout est fini.

Fini ? Quelle drôle d’idée ?

C’est là que tout commence en réalité.

Alors quand vient le moment de se séparer,

nous partons l’esprit en paix.

Dans cet endroit on partage ce sentiment délicieux,

cette plénitude, ce bien si précieux,

de vous avoir aimé pour toute votre vie,

une sorte, comme vous dites, de devoir accompli.

Si je sais tout ça, c’est parce qu’elle me l’a dit,

ma grande sœur Ralphie, qui est au paradis.

Elle m’ a dit : « Petit frère, surtout dis leur,

Que nous n’avons aucune peur, aucun regret,

Que l’on sait quand vient notre heure,

Et que nous partons le cœur léger ».

Ralphie’s story . Episodes 11 et 12 .

Chapitre 11 : Le dernier Vade retro satanas

C’était en Février, l’annonce du diagnostic « tumeur inopérable » m’avait anéantie.

Ralphie ne contrôlait plus sa vessie, alors je lui avais confectionné une alèse plastique pour son fauteuil. J’avais scié les pieds de celui ci pour qu’elle ne fasse plus d’effort pour s’y installer, je disposais des serviettes éponges dans sa couche que je changeais 4 ou 5 fois par jour et je lavais quotidiennement son poil souillé par l’urine.

Elle gardait l’appétit, ce qui était une très bonne chose.

On continuait nos petites promenades, elles étaient beaucoup plus courtes qu’auparavant mais on y prenait toujours beaucoup de plaisir toutes les deux.

Nos visites chez le vétérinaire me confirmaient que Ralphie ne souffrait pas.

Elle mangeait, appréciait les petites balades, dormait beaucoup mais c’était un vieux chien alors rien d’anormal.

Et puis, un jour du mois de mai, elle a refusé toute nourriture.

Je ne sais pas si c’était un signe mais moi, je n’étais pas prête à la laisser partir.

Je l’ai nourri à la seringue, mixant blanc de poulet, riz, haricots verts, jambon et coquillettes, mets qu’elle adorait d’ordinaire.

Pour la nuit j’avais installé un matelas près d’elle, je ne voulais pas qu’elle soit seule, à aucun moment.

Quand elle voulait dormir prés de moi, j’enveloppais ses fesses dans une grosse serviette et je la prenais dans mes bras.

On passait ainsi de longs moments l’une contre l’autre.

Je la caressais, lui chuchotais des mots doux mais quelques fois les larmes étaient trop difficiles à retenir et je pleurais dans son cou.

Un matin de juin, ma Ralphie, ma guerrière, s’est levée et s’est dirigée vers sa gamelle.

Elle a recommencé à manger, en petites quantités certes, mais elle mangeait seule.

C’est une visite au mois d’août chez le vétérinaire qui m’a fait réfléchir.

C’est vrai qu’ils l’ont trouvé en « forme », du moins autant se faire que peut, aux vues de ses nombreux soucis.

Ils m’ont dit «  C’est une battante certes, mais elle se bat pour vous».

Si j’ai pleuré ce jour là, ce n’était pour ma Fifou, c’était pour moi .

Je ne pouvais plus lui demander encore et encore, elle l’avait le droit de partir.

C’était trop égoïste de ma part de vouloir qu’elle se batte au-delà de ses forces pour la garder près de moi.

J’ai décidé, le cœur déchiré, que je ne la forcerai plus, que c’était à elle de choisir et de décider.

Elle a choisi de me dire au revoir le 6 septembre.

Quand je suis arrivée ce matin là à la clinique, ma vétérinaire a tout de suite compris. Sans un mot, en serrant Ralphie dans mes bras, je suis rendue directement dans son cabinet.

Ma Ralphie, elle t’a endormi, doucement, calmement en prononçant juste les mots qu’il fallait.

Je t’ai gardé un moment dans mes bras, une dernier bisou sur la truffe, une dernière caresse et je suis rentrée chez moi.

J’ai enlevé ton fauteuil, tes gamelles et rangé tes jouets dans une boite.

Ce n’était pas pour oublier plus vite, pas du tout. Il n’était pas question de tourner une quelconque page mais c’est peut-être pour me dire tout simplement que tu ne reviendrais plus.

J’ai été triste évidemment mais une part de moi s’était préparée. J’ai fait ce qu’il m’a semblé être à faire, je n’ai aucun regret. Je t’ai accompagné jusqu’au bout de ta route, tu as choisi le jour du départ, tu es partie sans souffrance… Tu t’es juste endormie dans mes bras, là ou tout avait commencé.

 

 

Chapitre 12 : Ce qu’il me reste.

Ralphie a vécu 13 ans 2mois et 18 jours.

Ce qu’il me reste, ce ne sont que d’heureux souvenirs, cette façon qu’elle avait de me regarder, de se blottir contre moi.

Ce qu’il me reste c’est le souvenir de la douceur de son pelage, le souvenir de son odeur, du timbre de sa voix et toutes ces choses anodines qui sont encore aujourd’hui source d’émotion parce qu’elles me feront ressentir à jamais son amour puissant et indéfectible.

Ce qu’elle m’a donné, personne ne pourra me le prendre parce que cela venait de tout son être et que cela était destiné à moi seule.

Combien de personnes m’ont dit : « C’est n’importe quoi ce que tu fais, la nourrir à la seringue, dormir prés d’elle, tu uses ta santé à cause d’un chien, c’est ridicule ! »

Ridicule ? Ridicule d’aimer son chien ? De l’aider et de l’accompagner ?

Il n’y a que ceux qui n’ont jamais connu l’amour d’un chien qui peuvent dire ce genre de conneries.

Ma Ralphie, j’ai récupéré tes cendres pensant pouvoir les déposer dans les champs. Je n’ai pu m’y résoudre et tant pis si certains trouvent cela glauque mais elles sont sur une étagère de mon bureau.

A coté, j’y ai déposé ton jouet préféré.

Maintenant tu veilles à jamais sur moi et sur ton petit frère Murphy.

 

Épilogue :

Voilà, l’histoire s’achève ainsi, ma tête est pleine de souvenirs et je pourrai encore vous en raconter mais il y a des choses tellement ancrées dans le cœur qu’elles ne doivent pas en sortir.

La peine et la douleur ont laissé la place aux doux souvenirs et aujourd’hui je sais la chance de l’avoir eu dans ma vie.

Le temps est venu pour moi d’aimer et de protéger le plus fort que je puisse mon Murphy, mon diablotin, ma «star».

Il me reste tant à partager avec lui.

Et puis… il y a ce qu’il me reste à vous dire.

Au début de l’écriture j’avais dans l’idée de faire 13 chapitres pour les 13 ans de la vie de ma Ralphie et puis, au fur et à mesure, je me suis dit que le chapitre final serait pour vous.

Alors si vous le désirez, si vous avez envie de me faire partager votre ressentiment, votre expérience, vos critiques ou vos avis, ce chapitre est le votre, parce que sans vous, tout cela ne serait pas.

Vous pouvez me contacter par mail à contact@murphy-le-beagle.fr, ou via le blog .

C’est peut être une idée farfelue, je vous l’accorde, mais je me dis que peut-être certains de mes mots ont résonné en vous et que comme moi, vous voulez dire quelque chose pour que votre animal vive ailleurs que dans vos souvenirs.

Et puis, je ne sais pas encore, avec votre permission, je pourrai leur rendre hommage en les citant dans l’ultime chapitre ou je pourrai écrire quelque chose avec le nom ou les histoires de ces êtres fabuleux que sont nos compagnons à quatre pattes.

Allez mon titi je te laisse le mot de la fin :

« WOUFWOUFOUAFGREFREU »

Fin

Ralphie’s story . Chapitre 10 Mademoiselle Jekyll et Mademoiselle Hyde.

Sa crise d’ado terminée, ses hormones contrôlés, Ralphie était devenue un vrai petit ange, pas compliquée à vivre du moment que sa gamelle était bien remplie.

On l’emmenait partout, elle adorait la voiture, les personnes, les animaux ( sauf les lapins peut-être) et savait rester seule quand il le fallait.

Elle était, je peux le dire, un toutou en or.

Toutefois, il y a bien un endroit ou Mam’selle Jekyll se transformait en Mam’selle Hyde… chez le vétérinaire.

Elle se transformait en furie.

Elle n’entendait rien, ne voyait rien, ce qu’elle voulait… partir et elle y mettait tout son cœur et ses muscles la bougresse.

Ma vétérinaire l’avait surnommé le « phénomène » et on suait de grosses gouttes toutes les deux pour la maintenir pour un simple examen de routine.

Un simple coton imbibé sur sa peau la faisait hurler, nettoyer ses oreilles ou couper ses ongles devenait un vrai parcours du combattant.

Alors imaginez quand il fallait lui faire des soins ….

Parce que en plus question santé, Ralphie n’a pas été la plus vernie.

Bronchites, gastros, infections urinaires, otites à répétition, grossesses nerveuses, abcès divers, glandes anales à vider, coussinet tranché par un éclat de verre, piqûres d’insectes et allergies diverses (dont l’allergie à la colle des pansements ce qui lui a valu un surnom rigolo de Rosette dû à l’utilisation de Surgifix ( filet élastique ) pour maintenir le bandage sur le ventre), ont fait partie de ces aléas de la vie qui ont ponctués son « presque » quotidien.

Alors oui pour ces « petits bobos » il a fallu une bonne dose de patience ( et d’ingéniosité), ce que j’ai manqué parfois je l’avoue, allant jusqu’à la menacer de la priver de gamelle.

Mais il y a des choses pour lesquelles je lui pardonnais tout…ses multiples opérations chirurgicales parce que de ce coté là , elle a cumulé aussi.…Entres autres, il y a eu ablation d’une tumeur à la patte, au coin de l’œil, dans la mâchoire, et la méga de deux kilos à la rate.

Chaque opération, même rituel.

Je la déposais à la clinique le matin de très bonne heure.

Je rentrais chez moi et je restais scotchée au téléphone attendant l’appel de la clinique.

On m’appelait en fin de matinée pour me dire «  Tout s’est bien passé, rappeler vers 14 heures ».

Je rappelais évidemment à 14 h tapantes et on me disait «  D’habitude on garde les animaux en observation pour la journée, mais on sait que vous prendrez soin d’elle et la surveillerez alors vous pouvez venir chercher le phénomène parce qu’elle met le souk, arrache ses perfusions, veut se débarrasser de ses pansements et de sa collerette… sacré caractère la bichette ! »

Une fois à la maison, elle se dirigeait directement à sa gamelle, la trouvait vide évidemment et me regardait l’air de dire «  Comment ça y’a pas de croquettes ? Rien ce matin, rien maintenant et tu dis ? On m’a ouvert le bide en deux ? Et alors depuis quand ça m’empêcherait de manger ? »

C’est vrai, ni une mâchoire ou un bidon ouverts le matin ne l’empêchaient de réclamer sa pitance.

Elle avait un sacré caractère ma Fifou, entêtée jusqu’au bout des ongles mais il fallait bien admettre que ce côté extrêmement têtu faisait d’elle une battante au moral d’acier.

Ma Ralphie, ma Fifou, tu l’as chassé si souvent le vilain démon, combien de « Vade retro satanas » as tu lancé ? Je ne sais plus, ce que je sais c’est que tu l’as fait bien trop souvent, il a fini par être plus fort que toi.

Ralphie’s story . Chapitre 9 Rencontre avec les forces de l’ordre

Cela s’est passé à une période de ma vie ou la maladie m’avait affaiblie.

Je ne pouvais, hélas, marcher trop longtemps alors, aussi souvent que je le pouvais j’emmenais Ralphie dans les champs.

Je prenais la voiture et me garais prés d’un étang.

J’étais à proximité de vastes champs et chemins de terre ou je pouvais laisser courir Ralphie en toute sécurité.

Elle avait repéré le chemin et laissait exprimer sa joie dans la voiture.

Vous dites ? Elle aboyait ? Se collait le nez au carreau ? Remuait frénétiquement la queue ? Oui oui tout ça à la fois.

Donc je me garais, faisais une centaine de mètres et détachais le beaglou.

Elle courait le long du chemin, dans les champs, débusquait lapins, perdrix ou rien d’ailleurs mais une chose était certaine, elle s’en donnait à cœur joie.

Ce jour là, on regagnait ma voiture quand j’aperçus une camionnette de la gendarmerie garée prés de mon véhicule.

Un gendarme se tenait debout, les bras croisés et regardait dans ma direction.

Mon premier réflexe : la peur.

On a beau dire mais la peur du gendarme est quand même ancrée dans nos gènes.

Après une rapide réflexion je me suis quand même dit :

«  T’es bête, t’as rien à te reprocher, tu n’as commis aucun crime enfin si celui de ne jamais nettoyer ta voiture ne compte pas. Un problème avec ta voiture ? Heu merde j’ai pas les papiers ».

Et là un flot continu d’hypothèses en tout genre continuait à me remplir l’esprit.

Je vous laisse imaginer ce qu’on peux penser dans ces cas là.

Je marchais doucement, très doucement, Ralphie à mes cotés. Un peu comme si je ne voulais pas y aller mais y aller quand même parce que ne pas savoir….brrr, c’est parfois terrible.

Ça y était, Ralphie et moi étions à quelques pas du vilain gendarme… qui me fit un p….. de sourire. Le vilain gendarme n’était pas vilain du tout mais alors pas du tout.

Donc pour tenter d’échapper peut être à une éventuelle contravention, avec un tel sourire qu’est ce qu’il pouvait m’annoncer d’autre, je me suis dit ….pourquoi pas lui faire du charme, ben quoi on ne sait jamais.

Il s’approcha et me dit : « Cela fait 2 ou 3 fois que je vous vois promener votre chien, il est magnifique, pardon elle est magnifique ».

Il s’est accroupi et a commencé à faire des tonnes de papouilles à Ralphie.

Bon je pouvais remballer le plan drague. En parlant de plan drague…ma Ralphie qui se tortillait, se frottait à lui, et je te colle, et je te fais les yeux doux. Merde ma chienne faisait du charme aux forces de l’ordre et elle y arrivait vachement bien la coquine parce que le vilain gendarme était complètement énamouré, je crois même que ces yeux lançaient des petits cœurs.

Tout en grattouillant la traîtresse il m’avoua qu’il était dingue des Beagles ( et là je dis mention spéciale au gendarme) et qu’il désirait en avoir un.

Il voulait savoir, si ce n’était pas indiscret précisa t-il, ou je l’avais eu.

On a discuté un moment, enfin il m’a posé des questions et j’ai répondu mais pas une seule fois il n’a levé la tête, trop occupé à caresser et grattouiller la vilaine bête.

Je crois que j’aurai pu avoir une mitraillette en bandoulière qu’il ne l’aurait pas remarqué.

Morale de l’histoire :

Ce n’est pas parce qu’on petite avec des grandes oreilles qu’on ne peut pas en mettre plein la vue aux forces de l’ordre !

Ralphie’s story : Chapitre 8 Ralphie et le dragon

 

Un grognement sourd venait de la cour… un grognement puis un aboiement particulier.

Un truc clochait …Ralphie aboyait très rarement et celui là qui venait des tréfonds de sa gorge sonnait comme une mise en garde.

Inquiète je me dirigeais vers la fenêtre ouverte.

Ralphie avançait par petits sauts en grognant et en aboyant. Le poil le long de sa colonne vertébrale était dressé. Cela formait une crête qui partait de son échine jusqu’au bout de la queue.

La voir ainsi augmentait mon inquiétude, il devenait évident que quelque chose se passait dans la cour.

Mais j’avais beau regarder dans tout le jardin, je ne voyais rien.

Enfin je ne voyais pas d’intrus potentiels ni de débris quelconques détachés d’un truc de l’espace comme un morceau de la station spatiale.

Je ne comprenais pas….

Qu’est-ce qu’il lui prenait ?

Elle avançait de trois pas puis reculait de deux toujours en grognant et en aboyant.

Je l’appelais alors, elle se retournait me regardait et recommençait son manège.

Elle me donnait l’impression de regarder le ciel. Avec le store baissé de la terrasse je ne voyais hélas pas ce qui pouvait la mettre dans ces états.

Malgré tout, connaissant mon Beagle pour sa capacité à avoir peur de choses impensables et incongrues, une plume dans le vent lui faisait se réfugier dans mes jambes, je m’attendais à trouver dans le ciel des étourneaux effectuant des arabesques ou des brins de paille échappés d’une botte dansant dans le vent.

Je me suis avancée alors pour voir à quoi ressemblait la terreur du beaglou.

A peine ai-je levé les yeux au ciel qu’un gros soufflement me fit sursauter. Et là j’ai vu, je m’attendais à tout mais pas à ça !

J’ai vu un dragon craché des flammes et souffler, souffler.

C’est, ce que je pense, ce que ma Ralphie voyait, un dragon voulant attaquer sa Môman.

La montgolfière perdait de plus en plus d’altitude, le pilote ne voulant s’en doute pas atterrir sur mon toit ou sur celui du voisin mettait les gaz plus qu’à l’ordinaire, je suppose.

On voyait nettement les flammes et ce bruit….le cri d’un dragon, sans aucun doute.

La Montgolfière a repris de l’altitude, s’est éloignée et ma chasseuse de dragon est revenue vers moi avec un air tellement fier que je vous jure que j’ai eu l’impression qu’elle me disait «  T’as vu Môman je t’ai défendu, j’ai chassé le vilain dragon !

Ralphie’s story . Chapitre 7

Chapitre 7 : Le beagle, le chat, la foldingue et le petit lapin.

Le chat ayant chassé toute la journée,

se trouva fort dépourvu

quand le beagle exprima un refus.

Il ne voulait pas ingurgiter

le moindre morceau de souris !

Le beaglou n’aurait-il plus d’appétit ?

Était-il hermétique aux cadeaux

que le minou lui déposait chaque jour

devant ses pattes ou de son museau ?

Le chat, perplexe, pensait lui prouver son amour.

« Qu’à cela ne tienne !  s’écria la minette,

Je vais aller chercher plus gros,

qu’un souriceau de compét’,

et ainsi rapporter illico,

un dodu et gros lapin,

pour que le beagle fasse un festin. »

C’est ainsi qu’un beau matin ensoleillé,

elle déposa devant sa seigneurie Beaglou,

un lapinou bien vivant et grassouillet,

qu’elle avait chopé sortant de son trou.

Ce que la minette n’avait pas prévu,

c’était la foldingue, surtout de sa venue,

pour empêcher sa seigneurie

de festoyer en catimini.

Le chat surpris par la présence d’un humain

lâcha aussitôt sa proie …ouf ! cours petit lapin !

Mais le beagle attiré par une odeur alléchante,

voulu récupérer cette chose attirante,

se mit à sa poursuite entre les murs du jardin.

La foldingue étonnée par la vigueur de son chien,

voulut bien évidemment sauver le lapinou,

et se mit à courir derrière le beaglou !

La minette quant à elle se garda bien d’intervenir,

se posta tranquillement sur le mur du voisin.

Elle devait être morte de rire

en regardant la foldingue courir après son chien.

Le Beagle déclara forfait devant la mine atterrée

de sa Môman qui venait de chuter.

Le petit lapin fut sauvé et parti rejoindre sans une égratignure

ses copains dans le fond d’un terrier.

Sauver un lapinou, c’est pas une sinécure

Mais ça vaut bien un genou explosé !

Ralphie’s Story . Episode 6 : Wouaf Vs Miaou ou le plus têtu n’est pas celui qu’on croit !

Chapitre 6 : Wouaf Vs Miaou ou le plus têtu n’est pas celui qu’on croit !

J’ai longtemps hésité à la façon dont j’allais vous raconter cet épisode de la vie de Ralphie.

Mon point de vue n’aurait, je pense, pas apporter grand-chose.

J’ai fait ce qu’il m’a semblé être bien et logique, mais qu’en était-il du point de vue de Ralphie, ma Fifou qui arborait fièrement son statut de seul animal de la famille apte à recevoir caresses et amour ?

Alors je me suis mise, le temps d’un chapitre, dans la tête de Ralphie et essayé de retranscrire ses pensées et émotions.

Il était une fois un jour ordinaire….

« Je te sens, je t’entends, tu viens roder dans mon allée. Comment oses tu mangeur de souris, comment oses tu pénétrer dans mon antre ? »

« Aujourd’hui je t’ai aperçu, ton pelage est rayé…bizarre. Je t’ai pourtant signifié que tu n’étais pas le bienvenu. J’ai aboyé, grogné, j’ai même gonflé mon échine. J’espère que tu as eu peur. »

Les semaines qui suivent …

«  Tu reviens, inlassablement. Tu reviens fouiller dans les poubelles. Tu as de la chance qu’une porte nous sépare. Je te vois à travers les lattes de bois. Je t’ai pourtant signifié de partir, j’aboie, je grogne mais rien y fait, tu reviens encore et encore. »

«  Tiens, pourquoi Môman te met des trucs à manger ? Du thon ? Du jambon ? T’es un voleur, c’est à moi, tu entends, les trucs qui se mangent sont à moi ! Dégage de mon territoire GRRRR»

« Qu’est ce que c’est que cette odeur ? Le bruit je connais, c’est le bruit des croquettes que l’on verse mais cette odeur….Hum trop appétissant et Môman ne veut même pas m’en donner. Par ta faute vilain chat, je fais la tête à ma Môman … GRRRR tu me le paieras ! »

«  Môman continue de nourrir le chat…Pfff ….mais je sais que Môman m’aime toujours, elle me l’a dit. Elle m’a dit que le pauvre minou était affamé et abandonné…Mouhais, m’en fous, je veux rester la seule pour Môman. »

« Môman a ton odeur sur les mains, elle t’a touché, caressé… Alors si ma Môman te touche, t’es peut être pas si méchant tout compte fait. Alors ok pour la bouffe et les caresses mais ne rentre JAMAIS dans ma maison ! »

«  Eh oui je t’ai vu sur le mur, je sais que tu m’observes mais moi aussi je garde un œil sur toi. Méfies toi vilain chat, si tu approches trop je ne te louperai pas GRRRR !»

«  C’est ça vilaine minette, fais ta toilette. Môman a dit que tu étais une fifille mais ça ne change rien, ne met pas un de tes coussinets sur MA terrasse ! »

«  Môman empeste, je sens ton odeur partout sur elle mais elle me câline toujours autant alors je suis d’accord pour ne plus grogner ni n’aboyer sur toi mais reste de ton côté, ça me va parfaitement »

«  Comment as tu osé ? Je sens ton odeur sur les dalles, sur le salon de jardin, dans la pelouse… tu es venue vilaine. Je ne suis pas d’accord Nouche, c’est comme ça que Môman t’appelle non ? »

«  Salut Nouche, comment vas tu du haut de ton mur ? …eh oh ….GRRR ne descend pas ! »

Et puis un matin…

«  Comment ça ? Tu es sur ma terrasse ? Ne me regardes pas, je t’interdis de me regarder avec cet air là. Je vais te montrer qui je suis …. Eh ! pourquoi tu m’as filé deux coups de pattes sur le museau…. Ouais je sais t’as pas mis les griffes… tu fais quoi là ? Tu ronronnes ? Tu veux un câlin ? Ok ok la minette on est copines mais je te préviens, ne piques jamais mon coussin ! »

Et puis un jour….

«  Nouche, zut tu exagères, c’est mon coussin ! Ok je me couche ailleurs. Ouais je t’aime aussi ! »

Les deux copines ont vécu 6 ans ensemble, et puis un jour Nouche s’est retrouvée seule. Un mois après le départ de Ralphie, Nouche n’a pas vu la voiture en traversant la route ….

Ralphie’s story . Chapitre 5 Test d’intelligence … ou pas !

C’était un jour après l’école.

Mon jeune fils et moi étions assis à la table de la salle à manger.

J’étais en pleine recherche de mes motions de géométrie et je me creusais fortement la cervelle.

Comment expliquer des problèmes de circonférences, d’angles droits ou obtus, de parallélogrammes ou de symétries alors que je n’arrivais même pas faire le tour de mon cortex cérébral pour trouver une solution.

Pendant le temps ou j’essayais de contourner quelques obstacles mathématiques, mon « grand », installé dans le salon, était scotché à la télé et écrivait sur une feuille de papier.

En mon for intérieur, j’éprouvais une certaine fierté en l’imaginant prendre des notes pour un devoir d’histoire ou recopiant une recette de gâteau qu’il voulait me préparer par surprise.

Quand enfin je relevais la tête après un arrachage de cheveux en bonne et due forme, mais heureuse que mon jeune fils ait enfin crié « Eurêka, j’ai tout compris Maman », je vis mon « grand » s’approcher.

Il se posta devant moi, le papier à la main et me dit :

– Je vais faire un test d’intelligence sur Ralphie, c’est simple, j’ai tout noté.

– Pour quoi faire ? Lui répondis-je

– Ben, pour prouver qu’elle est super intelligente !

Évidemment je n’ai pas osé rire, mon «grand» avait l’air tellement sérieux.

Je savais ma Ralphie la reine des têtus et c’est amplement suffisant pour moi.

Je me suis contentée de répondre :

– Ok, si tu veux, si tu as besoin d’aide pour dompter le fauve, je suis libre.

– Oui, attends me répondit-il en se dirigeant vers la cuisine.

C’est quand il est revenu avec une boite de Tic Tac entre les mains que j’ai eu un sacré doute.

– Pas maintenant les sucreries lui dis-je automatiquement.

– Ne t’inquiètes pas Maman, ce n’est pas pour moi c’est pour Ralphie. A la télé ils ont dit de faire le test avec un truc qu’elle adorait manger, ce sont ceux à l’orange, ses préférés.

Alors là, première nouvelle, ma chienne mangeait des Tic Tac et elle avait ses préférences en plus.

Je n’ai pas eu le temps de formuler la moindre objection que mon fils m’expliqua :

– Je vais mettre les bonbons à plusieurs endroits, tu vas tenir Fifou et c’est important qu’elle me regarde. Ensuite on va jouer un peu avec elle dans le jardin, quand on rentrera, si elle est intelligente, elle se souviendra de l’endroit exact ou j’ai caché les bonbons.

J’aurai pu lui dire «  Tu sais mon cœur, pas besoin d’intelligence, son flair suffira » mais je n’ai rien dit, il était tellement emballé pour faire cette expérience.

Alors oui, Ralphie a retrouvé tous les Tic Tac, elle a fait exactement le même parcours de son petit maître, plusieurs fois de suite et a même réitéré le lendemain, au cas où je suppose.

Je ne vous dis pas la fierté de mon fils, tellement fier qu’il a voulu tenter un autre test qui consistait à déposer une friandise sous un pot, de préférence léger pour que le chien puisse le pousser sans difficulté (sans blague… je vais couler un chape de béton sur le Tic Tac comme ça ma chienne ne fera pas la maligne).

Il paraît que certains chiens aboient sur le pot, d’autres se contentent de tourner autour ou s’en désintéressent.

Le pot utilisé pour Ralphie était un Tupperware et ce que je peux vous dire c’est que le pot a volé.

De là à dire que Ralphie était la plus intelligente, il y a un pas que je franchirais pas.

De plus Ralphie était un beaglou et tout le monde sait qu’un beaglou est capable de « prouesses » quand il s’agit de becqueter un petit morceau non ?

Ralphie’s story . Chapitre 4

Chapitre 4 : Pourquoi les chiens ne savent pas lire.

Dans une galaxie lointaine, très lointaine …

Bon d’accord, ce n’était pas dans une autre galaxie, aucun Jedi n’est intervenu mais je suis certaine que mon fils aîné âgé à l’époque de 13 ans a cru certainement avoir à faire au coté obscur de son professeur de français, qu’on nommera Madame Vador.

Il était en classe de 4ème et devait lire un livre pendant les vacances de Pâques et, bien évidemment, Madame Vador intransigeante à ce sujet demandait un résumé détaillé pour la semaine de la rentrée.

Mon fils, que l’on appellera Han Solo, ado de son état, procrastinait sans cesse pour effectuer ce travail imposé.

Avant-dernier jour du week-end avant la rentrée, je me fâche et lui interdit tout autre activité avant que le mot fin de l’ouvrage n’apparaisse devant ses yeux.

Il peste, râle mais se plonge dans le livre par intermittence….une phrase par ci, une phrase par là, et la pause goûter qu’il fait durer bien plus que nécessaire.

Devant mon regard menaçant ( genre regard de Yoda en colère ) il finit par capituler.

Il fait beau, la porte fenêtre ouverte sur le jardin et quand il veut reprendre le livre … disparu, envolé !

Un coup d’œil dans le jardin lui fait comprendre l’horreur de la situation.

Ma Ralphounette beagle de son état ayant trouvé cet objet rigolo et fort instructif, l’avait emmené dans le jardin et en avait commencé la lecture.

Évidemment un chien quand il lit un livre, c’est rarement avec les yeux, mais cela se passe généralement entre le palet et la langue.

Le livre de poche s’est retrouvé atomisé.

Confettis de poche aurait plus approprié pour l’appellation.

Han est revenu vers moi, paniqué et en colère après ma Ralphounette.

Ma réaction ? Alors comme tout Yoda qui se respecte je lui ai dit :

« Si le livre, plus tôt, tu avais terminé,

Rangé il aurait été,

Et bouffer Fifou ne l’aurait pas fait ! ».

Et Ralphie dans l’histoire me diriez vous ?

Elle n’ a pas été puni bien évidemment, et puis, de toute façon je lui aurai dit quoi : « J’espère que tu l’as dévoré dans tous les sens du terme, maintenant fais nous un résumé» ou bien « crache le chapitre 20 et l’épilogue ? ».

Bon, Yoda a quand même rassurait Han en lui disant que Madame Vador comprendrait et qu’elle lui laisserait quelques jours supplémentaires pour terminer son devoir.

En fait Madame Vador n’a pas été compatissante du tout, elle a puni Han, l’a accusait d’avoir menti et lui a dit :  «  Tu devrais avoir honte d’accuser ce pauvre toutou, une pauvre bête innocente, c’est quand même la première fois qu’on me sort de genre d’excuses ».

Ah ah ! pauvre toutou, pauvre bête innocente…. Apparemment Madame Vador n’a jamais, au long de sa carrière, eu a faire à un beaglou « mange-tout » !

En y repensant je pense que Ralphie voulait aider mon fils à finir le livre plus vite, ce qu’elle a fait d’ailleurs ou alors… Zut je n’y avais pas pensé jusqu’à aujourd’hui…. Pauvre Ralphie qui voulait s’instruire, vraiment incomprise sur ce coup là !

Maintenant vous savez pourquoi les chiens ne savent pas lire, c’est parce qu’on leur interdit !

Ralphie’s story. Chapitre 3

Chapitre 3 : Mamie et le surf des neiges.

Ralphie était une jeune beaglette dans la force de l’âge. La promener se révélait être parfois un entraînement d’haltérophilie tellement elle pouvait tirer sur la laisse et quand elle apercevait un toutou, impossible de lui faire entendre raison.

Ce qui était paradoxal, c’est que je la lâchais régulièrement dans les chemins et les champs et qu’elle revenait généralement à mes pieds au son de ma voix.

Je dois quand même avouer que, lorsqu’elle était ainsi en liberté, tous mes sens étaient en éveil et j’essayais d’anticiper ses réactions pour pouvoir l’appeler avant qu’elle ne prenne la poudre d’escampette.

Mais anticipation ou pas, je crois qu’elle faisait ce qu’elle avait envie, quand elle en avait envie.

Nous l’emmenions partout et les sports d’hiver ne faisaient pas exception.

Nous étions donc en vacances à la montagne et ma mère nous avait accompagné.

Elle ne faisait pas de ski mais adorait les paysages enneigés et regarder ses petits fils devenir des as de la glisse.

Elle avait gentiment proposé de promener Ralphie quand nous serions sur les pistes en train de slalomer, glisser et chuter parfois, en train en somme, de profiter pleinement de notre semaine au ski.

Je lui avais fortement déconseillé en lui expliquant qu’elle n’était pas assez musclé des épaules et des bras pour contenir une beaglette en pleine activité de «  je kiffe grave courir dans la neige ».

Je me souviens que ma mère m’avait alors regardé puis regardé Ralphie et m’avait dit :

– Tu ne me crois pas capable de promener un chien du gabarit de Ralphie ? Franchement tu exagères !

Alors oui, c’est vrai, je n’avais pas insisté, après tout Ralphie n’était pas Godzilla non plus.

C’était le mardi, mon mari, mes enfants et moi rentrions tranquillement à pied sur le lieu de location, après avoir passé un superbe après-midi ensoleillé à expérimenter des techniques de virages contrôlés ou pas d’ailleurs pour la plupart, mais nous rentrions épuisés et heureux.

Mes enfants escaladaient les murs de neige laissés là par le chasse-neige, ils sautaient et couraient, apparemment l’épuisement les concernant n’avait été que passager, quand soudain plus haut sur le chemin mon plus jeune garçon aperçu Ralphie.

Il eut la merveilleuse idée d’appeler son chien.

Ralphie s’est mise à l’arrêt, a regardé dans notre direction puis a effectué un démarrage digne d’un départ d’une course de formule 1.

Hélas, au bout de la laisse se trouvait ma petite maman qui, malgré toute sa volonté ne pût retenir l’animal.

Je vous laisse un instant imaginer la scène….une mamie faisant des « ah », des « oh » et des timides « au secours », le bras arraché par un fauve qui n’avait qu’une seule idée…aller retrouver ses petits maîtres et peu importe si le collier lui serrait un peu fort le cou.

Ma petite maman n’a jamais lâché la laisse, elle s’est vite retrouvé à plat ventre sur le chemin enneigé expérimentant bien malgré elle, la sensation d’une glisse particulière tractée par une beaglette fougueuse un chouïa déterminée !

Ce fut la première et dernière fois que Mamie promena le fauve.