Retour vers le passé. Chapitre 2 partie 2

Et puis un jour, son comportement à réellement changé.

Il était un instant doux comme un agneau vous regardant avec les yeux de l’amour et, soudain, son regard changeait et il vous sautait dessus.

Mon frère et moi n’osions plus rire, ni chahuter quand il était prés de nous.

De la simple menace en grognant, il était passé à mordre sans raisons apparentes.

Plusieurs personnes en avaient fait les frais, les simples pincements étaient devenus de réelles morsures.

Le commerce prenant à mes parents beaucoup de temps et d’énergie, mon père avait décidé d’attacher Dicky quand il n’était pas sous étroite surveillance.

Cette solution n’était pas la bonne, il en était conscient mais elle avait le mérite de protéger les personnes et surtout ses enfants d’éventuels crocs incontrôlables.

On se trouvait complètement démunis et tristes de ne pas comprendre et de ne pas savoir quoi faire.

C’était un samedi … nous étions assis autour de la table, mon frère et moi.

Dicky était attaché au radiateur en fonte. Il dormait dans son panier, à mes pieds.

Mon frère était face à moi et on faisait un peu l’andouille en se balançant des boulettes de mie de pain.

Et puis je ne sais comment cela à dégénérer mais mon frère a voulu jongler avec des pamplemousses et en a fait tomber un qui s’est retrouvé près du panier du chien…

Je me souviens, je n’ai pas bougé d’un iota, j’ai regardé Dicky, il m’a regardé et ses yeux sont devenus bizarres, j’ai eu l’impression qu’ils avaient pris une teinte vert profond.

Il a sauté vers ma gorge, j’ai fait un bond en arrière et comme il était attaché il m’a attrapé la jambe et m’en enlevé un morceau.

J’ai toujours un belle cicatrice de 5 cm environ sur la cuisse droite.

Mes parents affairés à la boutique sont arrivés en courant.

Ma mère m’a emmené chez le docteur et mon père est allé chez le vétérinaire avec Dicky.

De retour à la maison, j’ai réclamé mon chien en pleurant toutes les larmes de mon corps.

Mon père, voyant ma tristesse m’a dit qu’il était en observation quelques jours.

J’ai su bien plus tard qu’il l’avait fait euthanasier ce jour là.

Je lui en ai voulu d’avoir fait piquer mon chien mais en grandissant j’ai compris que mon père a protégé ses enfants. Si Dicky n’avait été attaché, il aurait peut-être réussi à attaquer ma gorge ou mon visage….

Nous n’avons su pourquoi Dicky était devenu ainsi.

Il avait grandi dans une famille aimante, personne ne lui avait fait du mal de quelque manière que ce soit, alors pourquoi ?

Était-il malade ? Une tumeur avait-elle grandi dans son cerveau et avait fini par le rendre méchant ?

Était-il né ainsi à l’instar de ces humains qui deviennent tueurs, dictateurs ou psychopathes ?

Je ne saurai jamais, ce que je sais c’est que ce n’était pas sa faute, que je ne lui en ai jamais voulu, ce que je sais c’est que c’était mon chien et que je l’aimais.

Quelques mois mois plus tard, elle est arrivée dans notre maison.

Elle s’appelait Nadia une femelle Colley. Pourquoi et comment … Eh oui ça aussi c’est une autre histoire…

Retour vers la passé. Chapitre 2 Partie 1

Dicky le Fox-terrier psychopathe ( partie 1)

 

Ne me demandez le jour, le mois, c’était le début des années 70, c’est tout ce que je peux dire.

Il est arrivé un soir dans les bras de ma mère, petite boule de poils qu’elle avait baptisé Dicky.

Le premier chien de la famille …. un petit fox terrier magnifique.

Il a grandi normalement mais a vite fait preuve d’un tempérament….particulier.

Il mordait tout et surtout tout le monde ….

Donc on devait l’attacher au buffet quand des gens venaient à la maison.

On avait bien essayé de le laisser vagabonder parmi les invités mais il prenait un malin plaisir à passer sous les chaises et à mordre leurs mollets plus ou moins fort et tout ça sans aucun signe avant coureur, ce qui rendait les invités un chouïa en colère.

Et là, certains doivent se dire «  ce n’est pas normal » «  fallait pas le laisser faire » «Fallait surtout ne pas l’attacher »  « Vous auriez dû faire appel à un comportementaliste » etc, etc.

Alors pour ces personnes qui ont sans doute raison, je leur dis simplement que j’avais 7 ou 8 ans environ et que je ne fais que relater mes souvenirs et qu’en plus le terme comportementaliste canin faisait partie de la science fiction à l’époque.

Donc on l’attachait au buffet…. Tout prés de nous mais assez loin des invités.

Seulement le Dicky avait vite compris notre stratagème.

On l’attrapait par son harnais, oui je me souviens que c’était un harnais en cuir jaune, donc on attrapait la bête et on s’approchait du buffet.

Il restait calme jusqu’à ce qu’il entente le clic du mousqueton. Il faisait alors un bond en avant et bouffer ce qu’il y avait à porter de dents.

Alors je peux vous dire que dans la famille on était venu champion du saut arrière.

Le plus drôle c’est que juste après il devenait tout calme et on pouvait alors le toucher et lui faire des papouilles.

Heureusement on ne l’attachait que rarement, c’était vraiment quand on ne pouvait pas faire autrement enfin au début….

Nous avions la chance de vivre avec nos grand-mères tout prés … très très près.

Mes parents tenaient un commerce et notre maison y était attenante. Il y avait un grand jardin et une cour commune avec deux appartements dans lesquelles vivaient nos aïeules.

Ma grand-mère paternelle (Mémé 1), chez qui nous passions le plus de temps et qui aimait les animaux et ma grand-mère maternelle ( Mémé 2) qui n’était pas fan des trucs à poils.

Alors avec mon frère on avait un jeu idiot, oui vraiment idiot.

Quand Mémé 2 entrait dans la cour pour aller chez elle … on lâchait Dicky.

Et là, elle poussait des petits cris et tournait sur elle-même les bras en l’air… et Dicky sautait sur elle en aboyant.

Évidemment mon frère et moi étions pliés de rire …. Mouhais on était des « sales gamins ».

Mais, en prenant de l’âge les réactions de Dicky devinrent de plus en plus incontrôlables.

Il se mettait à vous sauter dessus pour un rire ou un éternuement.

C’est vrai qu’au début cela nous faisait rire mon frère et moi, on était jeunes et le voir bouffer méchamment ( pour calmer ses nerfs je suppose) le canapé de Mémé 1 ne nous inquiétait pas outre mesure.

Un jour sans raison, il s’est mis à aller sur le lit et à déchirer les draps, à vouloir nous bouffer les pieds si on les remuait trop à son goût.

Le brosser devenait mission impossible, quant à le tondre ….on l’occupait avec des biscuits tandis que ma mère armée de ciseaux et de la tondeuse faisait ce qu’elle pouvait en très peu de temps.

Malgré tout ça, c’était notre chien et on l’aimait.

Dicky avait des «  crises » régulières que l’on gérait plus ou moins bien. Le canapé et les draps avaient été rétamés depuis longtemps, il voulait toujours bouffer celui qui osait vouloir l’attacher, ne supportait aucun bruits forts, était devenu la terreur de l’ouvrier qui n’osait plus se rendre au petit coin parce qu’il fallait passer devant le chien et que celui n’était pas, en général , très coopératif mais on faisait avec tous ses défauts.

Et puis un jour….

Retour vers le passé

C’est en voyant une photo d’une certaine Karine ( Au fait Karine… plein de bisous ) et en recherchant une des miennes que des souvenirs ont refait surface.

Vous connaissez l’histoire de Ralphie, ma beaglette disparue, vous connaissez la vie trépidante de mon titi alias Murphy le Beagle mais qu’en est-il de l’histoire de tous ces chiens qui ont traversé ma vie avant l’arrivée de Ralphie.

Ils s’appelaient Drek, Dicky, Nadia et Niki.

J’ai décidé de vous raconter leurs histoires et tant pis si ce ne sont pas des beaglous…. Bah personne n’est parfait de toute façon !

Chapitre 1 : Commençons par le commencement.

Sur la photo, c’est moi et je tiens à préciser que si la photo est en noir et blanc, ce n’est pas une figure de style. Cela est dû qu’à l’époque… Bref je ne suis plus toute jeune !

Donc sur la photo c’est Drek et ma petite personne.

Drek n’était pas mon chien mais celui de ma Marraine.

On peut dire que ce magnifique croisé multiple a été ma première histoire d’amour canine.

Les souvenirs que j’en ai sont rares mais si je ferme les yeux et que j’essaie de replonger dans mon passé, des moments, des sensations et des sentiments ressurgissent.

Ce dont je me souviens c’est surtout le sacré tempérament d’une petite fille de 4 ou 5 ans qui avait décidé qu’elle était assez grande pour faire seule le tour du pâté de maison avec Drek.

Ce que j’ai appris plus tard c’est que même si je pensais avoir eu gain de cause, ma Marraine me suivait de pas très loin.

J’étais fière, tenant la laisse de Drek au bout de mes petits doigts. Et ce merveilleux chien, qui devait peser plus de deux fois mon poids, marchait à mon rythme sa tête collée contre mes jambes.

J’étais fière, certes mais en sécurité aussi.

Drek connaissait le moindre recoin de ce petit quartier puisqu’il avait l’habitude de s’y promener seul parfois.

Les véhicules circulaient rarement et de toute façon Drek ne quittait jamais le trottoir.

J’ai compris plus tard qu’il veillait sur moi, plus d’une fois je l’avais entendu grogner sourdement quand quelqu’un me frôlait d’un peu trop près à son goût.

Si beaucoup de souvenirs ont dû s’évaporer avec le temps, il me reste en mémoire ces quelques instants de promenade mais aussi d’étreintes autour de son cou, de câlins que je lui faisais la tête posée sur son flanc, des coups de langues qu’il m’asséner, de son biscuit quotidien qu’il réclamait à l’heure du goûter et que personne n’avait le droit de donner quand j’étais présente.

Je ne sais pas combien d’années il a vécu, je n’ai pas de souvenir de son départ.

Mais est-ce important de savoir comment il est parti ?

L’important n’est-il pas de savoir comment il a vécu ?

Je sais qu’il a vécu une heureuse vie de chien.

Un chien qui courait dans les prés et les champs tandis que son maître ramassé de l’herbe pour les lapins, qui avait sa préférence de biscuit, qui avait un gros coussin prés du feu et …..qui a aimé si fort une petite fille qu’elle s’en souvient encore !

Souvenirs, souvenirs.

Souvenirs, souvenirs ….

Il me semble que cela fait une éternité que ça s’est passé, et pourtant en y réfléchissant….

Je crois que Murphy fait tellement partie intégrante de ma vie aujourd’hui que j’ai l’impression qu’il est là depuis toujours.

Donc cela s’est passé il y a un peu plus d’un an, alors juste pour le plaisir …

 

De l’éponge à l’arc-en -ciel….

 

Murphy était un bébé de trois mois, et comme tout bébé qui se respecte il ne me lâchait pas d’une semelle.

Il me suivait partout cuisine, salon, chambre…. Toilettes.

Dès qu’il ne me voyait plus, il se mettait à pleurer

J’avais eu alors l’idée lumineuse, exceptionnellement lumineuse dirai-je, de le prendre avec moi dans la salle de bains.

Il était tout content d’être avec moi et avait pris l’habitude de se camper sur ses pattes arrières, de poser ses pattes avant avant sur le rebord de la baignoire, de passer sa tête derrière le rideau et de me surveiller.

Évidemment j’avais essayé de lui faire comprendre qu’il était difficilement concevable que je me sauve par la tuyauterie mais je crois bien qu’il était resté sceptique, préférant constater par lui même.

C’était devenu notre rituel et j’avoue que cela m’amusait beaucoup de voir une petite truffe dépasser du rideau.

C’était un jour ordinaire, une douche ordinaire quand, alors que je me savonnais, un truc m’avait interpellé.

Bizarre, pas de surveillant de tuyaux aujourd’hui ?

J’écartais délicatement le rideau et là, mon sang s’était figé, ma respiration s’était bloquée, mon cœur s’était arrêté…. Bébé Murphy était en pleine dégustation d’éponge !

Premier réflexe d’une Môman de beaglou ?

Retirer immédiatement l’éponge qui était en train de se frayer un chemin jusqu’à son estomac !

Je n’avais pas réfléchi et j’étais sortie immédiatement de la douche.

Le hic, très gros le hic, fut la rencontre de mes pieds savonneux avec le carrelage….

Je me souviens d’avoir effectué un sublime salto, peut-être bien renversé mais ma jambe avait heurter violemment le rebord de la baignoire et m’étais retrouvée en tenue d’Eve le nez face à la truffe du bébé beaglou qui, d’ailleurs, m’avait jeté un de ces regards qui semblait dire «  Non mais, tu m’as fait peur avec tes acrobaties et puis tu me déranges je suis en pleine dégustation d’un truc spongieux délicieux ».

Tout s’était bien terminé, j’avais récupéré l’éponge sous le regard tout de même un peu mécontent d’un bébé beaglou.

Ma jambe avait survécu, tout comme l’éponge… enfin il me semble que ma jambe avait pris de drôles de couleurs par la suite.

Malgré tout, je crois que je ne remercierais jamais assez mon beaglou d’amour qui m’a fait découvrir que l’arc en ciel et sa multitude de couleur pouvait s’admirer ailleurs que dans le ciel … sur l’épiderme s’était somptueux !

Après toi …

Cette photo est la dernière prise de ma Ralphie. Elle nous a quitté un mois plus tard. La regarder me fait remonter un flot d’émotion.

Nous nous trouvons, hélas, tous démunis quand notre compagnon à quatre pattes nous quitte, pour certains, le vide est si grand qu’il faut le combler immédiatement, pour d’autres il faut un certain temps et puis il y a ceux qui n’arrivent pas.

Chacun fait comme il le sens, le ressens et je ne peux pas donner de conseil, et parce que quelqu’un me l’a demandé un jour, je vais vous raconter simplement comme cela s’est passé pour moi après le départ de Ralphie.

Après Ralphie.

Les jours, les semaines passaient.

J’entendais encore le bruit de ses griffes sur le carrelage, j’avais encore l’impression de sentir sa tête collée sur les jambes quand je préparais le repas et je m’étonnais tristement de ne pas la voir venir me saluer quand je rentrais à la maison.

Elle me manquait horriblement mais je savais qu’elle était partie en paix et que sa vie avait été remplie d’amour.

Les gens qui me connaissaient savaient que même si mon visage montrait un sourire, ce n’était qu’une façade destinée à ceux qui se permettraient de juger mes états d’âme, les considérant comme ridicules, inappropriés, impensables ou puériles.

Je savais par expérience que ces mêmes personnes profiteraient de ma douleur et de mon incapacité à rétorquer, pour me lancer des remarques acerbes et gratuitement méchantes.

Pour ne pas raviver la douleur et en ajouter d’autres, j’ai gardé ma peine bien au chaud dans le cœur.

Les mois finissaient pas passer lentement, inexorablement.

Mes garçons ayant quitté le nid, ma chienne disparue, je me retrouvais comme dans la chanson de JJ Goldman avec «  une maison si nette qu’elle en est suspecte ».

Cette vie près de moi me manquait mais il fallait admettre que ces mois à l’accompagner m’avaient épuisée psychologiquement.

Une évidence s’imposait à moi, je n’étais pas prête pour me lancer dans une nouvelle aventure.

J’ai commencé à parler d’accueillir un autre toutou un an après la disparition de Ralphie.

Quant à mon mari, sincèrement il n’était pas pour, il m’avait avoué qu’étant absent de la maison toute la journée pour son travail, la présence d’un chien ne lui manquait pas.

Je le comprenais évidemment et il n’était pas question pour moi de lui faire « un enfant dans le dos ».

Accueillir un chien au sein d’un foyer est une décision que l’on doit prendre en couple ou en famille pour que chacun assume ce choix et prenne ses responsabilités.

Alors j’ai attendu. Le temps pour moi d’en être certaine et le temps pour mon mari d’être en accord avec mes envies.

Cela faisait deux ans que Ralphie était parmi les anges et mon désir d’avoir un « nouveau » satellite qui graviterait autour de moi commençait à devenir une obsession.

Mon mari avait dit «  ok, je suis prêt » et avait ajouter avec humour «  Ça me manque de ne plus avoir de poils sur mes costumes ».

Le seul hic et de taille pour moi, c’est qu’il avait été catégorique : Plus de beaglou !

Son « acharnement » à me convaincre d’une autre race commençait à me faire déprimer.

Entendons nous bien, j’adore tous les chiens quelque soit la race mais une beaglette m’avait contaminée à vie.

J’étais devenue une accroc aux faciès de beaglou, une junkie des grandes oreilles, une droguée des toutous têtus et gloutons.

Et puis un jour mon mari m’a regardé dans les yeux et m’a dit :

– J’ai compris que pour toi c’est un Beagle ou rien …. et rien n’est pas concevable parce que tu n’es plus toi sans un chien à tes cotés.

Quelques jours plus tard, il était devant son ordinateur et m’a dit :

– Il y a une portée de Beagles, pas très loin, tu veux qu’on aille les voir ?

Ah Ah Ah juste les voir …..

C’est ainsi que Murphy est arrivé dans notre vie, petite boule d’amour qui s’est blotti dans mon cou.

C’est à cet instant que je l’ai reçu ….cet uppercut en plein cœur. Mon Murphy je t’ai aimé dés la première seconde.

La suite vous la connaissez ….

RALPHIE’S STORY . Chapitre 13 : Et pour finir …

Chapitre 13 : Et pour finir …

J’avais l’idée d’écrire une petite histoire.

J’avais l’idée de noter consciencieusement le nom des toutous disparus qu’on me transmettrait et de les inclure dans l’histoire.

J’avais l’idée mais…

Devant vos innombrables commentaires poignants, émouvants, déchirants de sincérité et d’amour, je me suis retrouvée à verser toutes les larmes de mon corps en vous lisant.

Je ne m’attendais pas à être autant submergée par l’émotion.

Malgré tout j’ai noté le nom de ces toutous disparus, j’espère n’en avoir oublié aucun, si c’est le cas je vous demande pardon.

J’ai écrit ce qui suit la gorge nouée et les neurones reniflant.

Et puis je me suis souvenue qu’un jour j’avais écrit un poème que j’avais fait « récité » par Murphy.

Je trouve qu’il a parfaitement sa place aujourd’hui alors je me suis permis de l’ajouter à la fin.

A tous les anges endormis,

je leur dis « Pardonnez moi »,

je n’ai pas su, j’ai failli,

je n’ai pas trouvé cette fois,

les mots qui expriment parfaitement

tout ce que je ressens.

A tous les anges qui sont partis,

je vous envoie tout mon amour,

qu’il ne fasse aucun détour,

qu’il file vers vous au paradis.

A tous nos anges endormis,

recevez notre amour infini,

une place au chaud dans nos cœurs,

et une éternité de bonheur.

Pour JULES, OCEANE, BOUNTY, TOBY, PAPPY, BLACK, VALENTINE, MIMIE, YOUYOU, TINA, BELLE, SAHRA, POUPETTE, ELTON, TARA, NUSTY, CHARLY, TATOO, NETTY, EYKA, JESSY, BISCUIT dit BIBI, SPOT, RALPHIE, NIKI, HUBBLE, KODA, JULIUS, TARIM et tous les autres qui avez rendu notre monde meilleur, je vous dédis aujourd’hui cette page.

Poème de Murphy

Je sais qu’il existe un endroit,

je ne sais pas ou il se trouve ni comment y aller,

mais je sais qu’il est là, bien là,

et que chaque copain disparu y a été appelé.

Vous, les humains, le nommez Ciel ou Paradis,

et que c’est là ou l’on va quand tout est fini.

Fini ? Quelle drôle d’idée ?

C’est là que tout commence en réalité.

Alors quand vient le moment de se séparer,

nous partons l’esprit en paix.

Dans cet endroit on partage ce sentiment délicieux,

cette plénitude, ce bien si précieux,

de vous avoir aimé pour toute votre vie,

une sorte, comme vous dites, de devoir accompli.

Si je sais tout ça, c’est parce qu’elle me l’a dit,

ma grande sœur Ralphie, qui est au paradis.

Elle m’ a dit : « Petit frère, surtout dis leur,

Que nous n’avons aucune peur, aucun regret,

Que l’on sait quand vient notre heure,

Et que nous partons le cœur léger ».

Ralphie’s story . Episodes 11 et 12 .

Chapitre 11 : Le dernier Vade retro satanas

C’était en Février, l’annonce du diagnostic « tumeur inopérable » m’avait anéantie.

Ralphie ne contrôlait plus sa vessie, alors je lui avais confectionné une alèse plastique pour son fauteuil. J’avais scié les pieds de celui ci pour qu’elle ne fasse plus d’effort pour s’y installer, je disposais des serviettes éponges dans sa couche que je changeais 4 ou 5 fois par jour et je lavais quotidiennement son poil souillé par l’urine.

Elle gardait l’appétit, ce qui était une très bonne chose.

On continuait nos petites promenades, elles étaient beaucoup plus courtes qu’auparavant mais on y prenait toujours beaucoup de plaisir toutes les deux.

Nos visites chez le vétérinaire me confirmaient que Ralphie ne souffrait pas.

Elle mangeait, appréciait les petites balades, dormait beaucoup mais c’était un vieux chien alors rien d’anormal.

Et puis, un jour du mois de mai, elle a refusé toute nourriture.

Je ne sais pas si c’était un signe mais moi, je n’étais pas prête à la laisser partir.

Je l’ai nourri à la seringue, mixant blanc de poulet, riz, haricots verts, jambon et coquillettes, mets qu’elle adorait d’ordinaire.

Pour la nuit j’avais installé un matelas près d’elle, je ne voulais pas qu’elle soit seule, à aucun moment.

Quand elle voulait dormir prés de moi, j’enveloppais ses fesses dans une grosse serviette et je la prenais dans mes bras.

On passait ainsi de longs moments l’une contre l’autre.

Je la caressais, lui chuchotais des mots doux mais quelques fois les larmes étaient trop difficiles à retenir et je pleurais dans son cou.

Un matin de juin, ma Ralphie, ma guerrière, s’est levée et s’est dirigée vers sa gamelle.

Elle a recommencé à manger, en petites quantités certes, mais elle mangeait seule.

C’est une visite au mois d’août chez le vétérinaire qui m’a fait réfléchir.

C’est vrai qu’ils l’ont trouvé en « forme », du moins autant se faire que peut, aux vues de ses nombreux soucis.

Ils m’ont dit «  C’est une battante certes, mais elle se bat pour vous».

Si j’ai pleuré ce jour là, ce n’était pour ma Fifou, c’était pour moi .

Je ne pouvais plus lui demander encore et encore, elle l’avait le droit de partir.

C’était trop égoïste de ma part de vouloir qu’elle se batte au-delà de ses forces pour la garder près de moi.

J’ai décidé, le cœur déchiré, que je ne la forcerai plus, que c’était à elle de choisir et de décider.

Elle a choisi de me dire au revoir le 6 septembre.

Quand je suis arrivée ce matin là à la clinique, ma vétérinaire a tout de suite compris. Sans un mot, en serrant Ralphie dans mes bras, je suis rendue directement dans son cabinet.

Ma Ralphie, elle t’a endormi, doucement, calmement en prononçant juste les mots qu’il fallait.

Je t’ai gardé un moment dans mes bras, une dernier bisou sur la truffe, une dernière caresse et je suis rentrée chez moi.

J’ai enlevé ton fauteuil, tes gamelles et rangé tes jouets dans une boite.

Ce n’était pas pour oublier plus vite, pas du tout. Il n’était pas question de tourner une quelconque page mais c’est peut-être pour me dire tout simplement que tu ne reviendrais plus.

J’ai été triste évidemment mais une part de moi s’était préparée. J’ai fait ce qu’il m’a semblé être à faire, je n’ai aucun regret. Je t’ai accompagné jusqu’au bout de ta route, tu as choisi le jour du départ, tu es partie sans souffrance… Tu t’es juste endormie dans mes bras, là ou tout avait commencé.

 

 

Chapitre 12 : Ce qu’il me reste.

Ralphie a vécu 13 ans 2mois et 18 jours.

Ce qu’il me reste, ce ne sont que d’heureux souvenirs, cette façon qu’elle avait de me regarder, de se blottir contre moi.

Ce qu’il me reste c’est le souvenir de la douceur de son pelage, le souvenir de son odeur, du timbre de sa voix et toutes ces choses anodines qui sont encore aujourd’hui source d’émotion parce qu’elles me feront ressentir à jamais son amour puissant et indéfectible.

Ce qu’elle m’a donné, personne ne pourra me le prendre parce que cela venait de tout son être et que cela était destiné à moi seule.

Combien de personnes m’ont dit : « C’est n’importe quoi ce que tu fais, la nourrir à la seringue, dormir prés d’elle, tu uses ta santé à cause d’un chien, c’est ridicule ! »

Ridicule ? Ridicule d’aimer son chien ? De l’aider et de l’accompagner ?

Il n’y a que ceux qui n’ont jamais connu l’amour d’un chien qui peuvent dire ce genre de conneries.

Ma Ralphie, j’ai récupéré tes cendres pensant pouvoir les déposer dans les champs. Je n’ai pu m’y résoudre et tant pis si certains trouvent cela glauque mais elles sont sur une étagère de mon bureau.

A coté, j’y ai déposé ton jouet préféré.

Maintenant tu veilles à jamais sur moi et sur ton petit frère Murphy.

 

Épilogue :

Voilà, l’histoire s’achève ainsi, ma tête est pleine de souvenirs et je pourrai encore vous en raconter mais il y a des choses tellement ancrées dans le cœur qu’elles ne doivent pas en sortir.

La peine et la douleur ont laissé la place aux doux souvenirs et aujourd’hui je sais la chance de l’avoir eu dans ma vie.

Le temps est venu pour moi d’aimer et de protéger le plus fort que je puisse mon Murphy, mon diablotin, ma «star».

Il me reste tant à partager avec lui.

Et puis… il y a ce qu’il me reste à vous dire.

Au début de l’écriture j’avais dans l’idée de faire 13 chapitres pour les 13 ans de la vie de ma Ralphie et puis, au fur et à mesure, je me suis dit que le chapitre final serait pour vous.

Alors si vous le désirez, si vous avez envie de me faire partager votre ressentiment, votre expérience, vos critiques ou vos avis, ce chapitre est le votre, parce que sans vous, tout cela ne serait pas.

Vous pouvez me contacter par mail à contact@murphy-le-beagle.fr, ou via le blog .

C’est peut être une idée farfelue, je vous l’accorde, mais je me dis que peut-être certains de mes mots ont résonné en vous et que comme moi, vous voulez dire quelque chose pour que votre animal vive ailleurs que dans vos souvenirs.

Et puis, je ne sais pas encore, avec votre permission, je pourrai leur rendre hommage en les citant dans l’ultime chapitre ou je pourrai écrire quelque chose avec le nom ou les histoires de ces êtres fabuleux que sont nos compagnons à quatre pattes.

Allez mon titi je te laisse le mot de la fin :

« WOUFWOUFOUAFGREFREU »

Fin

Ralphie’s story . Chapitre 10 Mademoiselle Jekyll et Mademoiselle Hyde.

Sa crise d’ado terminée, ses hormones contrôlés, Ralphie était devenue un vrai petit ange, pas compliquée à vivre du moment que sa gamelle était bien remplie.

On l’emmenait partout, elle adorait la voiture, les personnes, les animaux ( sauf les lapins peut-être) et savait rester seule quand il le fallait.

Elle était, je peux le dire, un toutou en or.

Toutefois, il y a bien un endroit ou Mam’selle Jekyll se transformait en Mam’selle Hyde… chez le vétérinaire.

Elle se transformait en furie.

Elle n’entendait rien, ne voyait rien, ce qu’elle voulait… partir et elle y mettait tout son cœur et ses muscles la bougresse.

Ma vétérinaire l’avait surnommé le « phénomène » et on suait de grosses gouttes toutes les deux pour la maintenir pour un simple examen de routine.

Un simple coton imbibé sur sa peau la faisait hurler, nettoyer ses oreilles ou couper ses ongles devenait un vrai parcours du combattant.

Alors imaginez quand il fallait lui faire des soins ….

Parce que en plus question santé, Ralphie n’a pas été la plus vernie.

Bronchites, gastros, infections urinaires, otites à répétition, grossesses nerveuses, abcès divers, glandes anales à vider, coussinet tranché par un éclat de verre, piqûres d’insectes et allergies diverses (dont l’allergie à la colle des pansements ce qui lui a valu un surnom rigolo de Rosette dû à l’utilisation de Surgifix ( filet élastique ) pour maintenir le bandage sur le ventre), ont fait partie de ces aléas de la vie qui ont ponctués son « presque » quotidien.

Alors oui pour ces « petits bobos » il a fallu une bonne dose de patience ( et d’ingéniosité), ce que j’ai manqué parfois je l’avoue, allant jusqu’à la menacer de la priver de gamelle.

Mais il y a des choses pour lesquelles je lui pardonnais tout…ses multiples opérations chirurgicales parce que de ce coté là , elle a cumulé aussi.…Entres autres, il y a eu ablation d’une tumeur à la patte, au coin de l’œil, dans la mâchoire, et la méga de deux kilos à la rate.

Chaque opération, même rituel.

Je la déposais à la clinique le matin de très bonne heure.

Je rentrais chez moi et je restais scotchée au téléphone attendant l’appel de la clinique.

On m’appelait en fin de matinée pour me dire «  Tout s’est bien passé, rappeler vers 14 heures ».

Je rappelais évidemment à 14 h tapantes et on me disait «  D’habitude on garde les animaux en observation pour la journée, mais on sait que vous prendrez soin d’elle et la surveillerez alors vous pouvez venir chercher le phénomène parce qu’elle met le souk, arrache ses perfusions, veut se débarrasser de ses pansements et de sa collerette… sacré caractère la bichette ! »

Une fois à la maison, elle se dirigeait directement à sa gamelle, la trouvait vide évidemment et me regardait l’air de dire «  Comment ça y’a pas de croquettes ? Rien ce matin, rien maintenant et tu dis ? On m’a ouvert le bide en deux ? Et alors depuis quand ça m’empêcherait de manger ? »

C’est vrai, ni une mâchoire ou un bidon ouverts le matin ne l’empêchaient de réclamer sa pitance.

Elle avait un sacré caractère ma Fifou, entêtée jusqu’au bout des ongles mais il fallait bien admettre que ce côté extrêmement têtu faisait d’elle une battante au moral d’acier.

Ma Ralphie, ma Fifou, tu l’as chassé si souvent le vilain démon, combien de « Vade retro satanas » as tu lancé ? Je ne sais plus, ce que je sais c’est que tu l’as fait bien trop souvent, il a fini par être plus fort que toi.

Ralphie’s story . Chapitre 9 Rencontre avec les forces de l’ordre

Cela s’est passé à une période de ma vie ou la maladie m’avait affaiblie.

Je ne pouvais, hélas, marcher trop longtemps alors, aussi souvent que je le pouvais j’emmenais Ralphie dans les champs.

Je prenais la voiture et me garais prés d’un étang.

J’étais à proximité de vastes champs et chemins de terre ou je pouvais laisser courir Ralphie en toute sécurité.

Elle avait repéré le chemin et laissait exprimer sa joie dans la voiture.

Vous dites ? Elle aboyait ? Se collait le nez au carreau ? Remuait frénétiquement la queue ? Oui oui tout ça à la fois.

Donc je me garais, faisais une centaine de mètres et détachais le beaglou.

Elle courait le long du chemin, dans les champs, débusquait lapins, perdrix ou rien d’ailleurs mais une chose était certaine, elle s’en donnait à cœur joie.

Ce jour là, on regagnait ma voiture quand j’aperçus une camionnette de la gendarmerie garée prés de mon véhicule.

Un gendarme se tenait debout, les bras croisés et regardait dans ma direction.

Mon premier réflexe : la peur.

On a beau dire mais la peur du gendarme est quand même ancrée dans nos gènes.

Après une rapide réflexion je me suis quand même dit :

«  T’es bête, t’as rien à te reprocher, tu n’as commis aucun crime enfin si celui de ne jamais nettoyer ta voiture ne compte pas. Un problème avec ta voiture ? Heu merde j’ai pas les papiers ».

Et là un flot continu d’hypothèses en tout genre continuait à me remplir l’esprit.

Je vous laisse imaginer ce qu’on peux penser dans ces cas là.

Je marchais doucement, très doucement, Ralphie à mes cotés. Un peu comme si je ne voulais pas y aller mais y aller quand même parce que ne pas savoir….brrr, c’est parfois terrible.

Ça y était, Ralphie et moi étions à quelques pas du vilain gendarme… qui me fit un p….. de sourire. Le vilain gendarme n’était pas vilain du tout mais alors pas du tout.

Donc pour tenter d’échapper peut être à une éventuelle contravention, avec un tel sourire qu’est ce qu’il pouvait m’annoncer d’autre, je me suis dit ….pourquoi pas lui faire du charme, ben quoi on ne sait jamais.

Il s’approcha et me dit : « Cela fait 2 ou 3 fois que je vous vois promener votre chien, il est magnifique, pardon elle est magnifique ».

Il s’est accroupi et a commencé à faire des tonnes de papouilles à Ralphie.

Bon je pouvais remballer le plan drague. En parlant de plan drague…ma Ralphie qui se tortillait, se frottait à lui, et je te colle, et je te fais les yeux doux. Merde ma chienne faisait du charme aux forces de l’ordre et elle y arrivait vachement bien la coquine parce que le vilain gendarme était complètement énamouré, je crois même que ces yeux lançaient des petits cœurs.

Tout en grattouillant la traîtresse il m’avoua qu’il était dingue des Beagles ( et là je dis mention spéciale au gendarme) et qu’il désirait en avoir un.

Il voulait savoir, si ce n’était pas indiscret précisa t-il, ou je l’avais eu.

On a discuté un moment, enfin il m’a posé des questions et j’ai répondu mais pas une seule fois il n’a levé la tête, trop occupé à caresser et grattouiller la vilaine bête.

Je crois que j’aurai pu avoir une mitraillette en bandoulière qu’il ne l’aurait pas remarqué.

Morale de l’histoire :

Ce n’est pas parce qu’on petite avec des grandes oreilles qu’on ne peut pas en mettre plein la vue aux forces de l’ordre !

Ralphie’s story : Chapitre 8 Ralphie et le dragon

 

Un grognement sourd venait de la cour… un grognement puis un aboiement particulier.

Un truc clochait …Ralphie aboyait très rarement et celui là qui venait des tréfonds de sa gorge sonnait comme une mise en garde.

Inquiète je me dirigeais vers la fenêtre ouverte.

Ralphie avançait par petits sauts en grognant et en aboyant. Le poil le long de sa colonne vertébrale était dressé. Cela formait une crête qui partait de son échine jusqu’au bout de la queue.

La voir ainsi augmentait mon inquiétude, il devenait évident que quelque chose se passait dans la cour.

Mais j’avais beau regarder dans tout le jardin, je ne voyais rien.

Enfin je ne voyais pas d’intrus potentiels ni de débris quelconques détachés d’un truc de l’espace comme un morceau de la station spatiale.

Je ne comprenais pas….

Qu’est-ce qu’il lui prenait ?

Elle avançait de trois pas puis reculait de deux toujours en grognant et en aboyant.

Je l’appelais alors, elle se retournait me regardait et recommençait son manège.

Elle me donnait l’impression de regarder le ciel. Avec le store baissé de la terrasse je ne voyais hélas pas ce qui pouvait la mettre dans ces états.

Malgré tout, connaissant mon Beagle pour sa capacité à avoir peur de choses impensables et incongrues, une plume dans le vent lui faisait se réfugier dans mes jambes, je m’attendais à trouver dans le ciel des étourneaux effectuant des arabesques ou des brins de paille échappés d’une botte dansant dans le vent.

Je me suis avancée alors pour voir à quoi ressemblait la terreur du beaglou.

A peine ai-je levé les yeux au ciel qu’un gros soufflement me fit sursauter. Et là j’ai vu, je m’attendais à tout mais pas à ça !

J’ai vu un dragon craché des flammes et souffler, souffler.

C’est, ce que je pense, ce que ma Ralphie voyait, un dragon voulant attaquer sa Môman.

La montgolfière perdait de plus en plus d’altitude, le pilote ne voulant s’en doute pas atterrir sur mon toit ou sur celui du voisin mettait les gaz plus qu’à l’ordinaire, je suppose.

On voyait nettement les flammes et ce bruit….le cri d’un dragon, sans aucun doute.

La Montgolfière a repris de l’altitude, s’est éloignée et ma chasseuse de dragon est revenue vers moi avec un air tellement fier que je vous jure que j’ai eu l’impression qu’elle me disait «  T’as vu Môman je t’ai défendu, j’ai chassé le vilain dragon !